Marvel Wiki
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J'ai 47 ans. Dans les années 70 et 80, je lisais Strange, Spécial Strange, Titan et Nova, sans oublier les albums des FF et de Conan. J'ai même eu entre les mains certains Marvel et Fantask. Les toutes premières apparitions des FF, des X-Men, de Spiderman, d'Iron-Man et, bien sûr, de mon héros préféré : Le Surfer d'Argent .

Et, bien que naïf dans leur dessins et leur dialogues comparés aux productions de maintenant, leur clarté et leur efficacité parlaient plus directement à l'inconscient.

C'est le génie de Stan Lee que d'avoir su illustrer avec Jack Kirby, Steve Ditko, John Buscema, Gene Colan, John Romita et quelques autres des symboles, des archétypes qui ont accompagné bine des jeunes de ma génération et les accompagne encore aujourd'hui.

À chaque héros, son message où chacun, suivant sa sensibilité et ses aspirations, pouvait se reconnaître :

Les 4 fantastiques, ceux par qui tout a commencé. C'était une famille et, les lisant, on était à notre place, dans le FantastiCar, le Baxter Buliding ou la zone négative. C'en était d'autant plus puissant quand, comme moi, l'on vivait seul avec sa mère. Les 4 fantastiques, c'était vraiment la famille rêvée où, malgré les drames, chacun se respectait. C'était la famille de substitution, celle qui me manquait.

Peter Parker. C'était l'adolescent mal dans sa peau, celui que j'étais, porte-drapeaux des souffres-douleur qui, les cours finis, s'en allait casser du super-vilain. « Comme j'aurais aimé, moi aussi, m'élancer d'un gratte-ciel, fondre sur le Vautour, régler son compte au Docteur Octopus et tenter de sauver Harry de ses démons.

Les X-men. Une famille d'un autre genre. Celle des parias, mis au banc de la société parce qu'incompris. (et quand on est un adolescent, on est toujours incompris). Mais, parce que rejetés, tissant entre eux des liens forts, et guidés par un mentor bienveillant qui nous apprend à vivre (là encore, n'est-ce pas ce qu'un jeune espère).

Et puis, finalement, le Surfer d'Argent. Seul. Ce que l'on est, toute sa vie durant, même si l'on mêle notre solitude à celles de ceux que l'on aime, ne sommes-nous pas toujours seul. Alors, notre seule force est cette pureté d'âme qui enflammait les pages dessinées par John Buscema, Jack Kirby et Moebius, bien plus tard.

Ce sont ces 4 séries-là qui m'ont marqué vraiment lorsque j'avais 10 ans.

Probablement aussi parce que leur ennemis étaient charismatiques et clairement identifiés : Le Docteur Fatalis, Le Bouffon Vert, Magnéto, Méphisto.

D'autres héros m'ont fasciné. Captain Marvel dans la saga cosmique l'opposant à Thanos. Iron-Man mais uniquement lorsqu'il affrontait le Mandarin.

D'autres séries ont eu une grande importance. Mais elles étaient mal diffusées en France à cette époque.

Je suis passé complètement à côtés de Captain America, des Vengeurs, de Docteur Strange car suivre leur aventure étaient impossible. De temps à autres, j'avais connaissance des aventures de Thor et son univers, son opposition à Loki, ses affrontements cataclysmiques attisait mon appétit. Mais après 3 ou 4 diffusions, il avait disparu des rayons, à mon grand désarroi.



Maintenant, la vie des super-héros ne se trouve plus seulement dans les rayons des librairies. Il est aussi projeté sur grand écran.

Fan de la première heure, je me délecte de leur adaptation. Parfois plutôt réussi, souvent galvaudé à des fins mercantiles.



Mais ceci fera sûrement l'objet d'un ou de plusieurs prochains billets.

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